Nous sommes partis du Canada le 20 octobre à 20h30 à partir de Montréal pour finalement arriver à Ho Chi Minh City à 11h15 am le 22 octobre.
On est fatigué mais trop excité pour faire la sieste. À la sortie de l'aéroport, nous avons appris qu'au lieu de rencontrer notre fils dimanche, la rencontre aura lieu demain matin à 9h30. C'est la dernière nuit de notre coco dans un orphelinat, le seul milieu qu'il connait. C'est notre dernière nuit sans lui.
Aucun besoin de spécifier que nous sommes sur un vrai marathon. Nous devons installer notre chambre d'hôtel, installer la couchette, ses vêtements, la nourriture, couches etc. Heureusement que notre chambre d'hôtel est assez vaste pour nous accomoder comfortablement. Ça ressemble à un appartement 2 chambres/2 salles de bain.
Qui a parlé d'une sieste??
:)
mercredi 21 octobre 2015
mardi 20 octobre 2015
Le grand départ
Et bien voilà! Après toutes ces années d'attente, nous sommes assis à l'aéroport de Montréal. L'embarquement pour Toronto est dans une vingtaine de minutes. Ensuite, nous partirons vers Hong Kong à 1h45 am, notre connection vers le Vietnam. L'arrivée au pays de notre fils sera à 10h15 am, le 22 octobre (Bonne fête Papa Stéphane). Notre guide, qui se trouve la correspondante de notre agence, nous accueille à l'aéroport d'Ho Chi Minh City pour ensuite nous lancer dans le traffic typique vietnamien.
24h de voyage, des heures passées à faire les valises, les billets, visas... pour être ici, calmes et aucunement stressés. Seulement un but. Ramenez coco à la maison.
On vous tient au courant. Bientôt, on pourra enfin vous le présenter! N'hésitez pas à partager vos commentaires sur cette page, on pense à vous et on a hâte de revenir les bras pleins! :)
24h de voyage, des heures passées à faire les valises, les billets, visas... pour être ici, calmes et aucunement stressés. Seulement un but. Ramenez coco à la maison.
On vous tient au courant. Bientôt, on pourra enfin vous le présenter! N'hésitez pas à partager vos commentaires sur cette page, on pense à vous et on a hâte de revenir les bras pleins! :)
mercredi 14 octobre 2015
Article 17 et Cérémonie d'adoption
Les derniers jours se déroulent à une vitesse incroyable! Nous avons reçu l'Article 17 vers la fin septembre. Cet article provient du Secrétariat à l'Adoption Internationale et nous fait part de la non-opposition à l'adoption de notre petit coco. Que dire de plus? Nous sommes aux oiseaux!
Le jeudi 8 octobre, très tôt le matin, nous avons reçu notre date de cérémonie de remise officielle de l'enfant ou cérémonie d'adoption. La cérémonie se déroulera le 27 octobre au Vietnam. Nous devons aller chercher notre petit garçon environ 2 jours avant la cérémonie. Toutefois, nous prendrons 2 jours de repos pour récupérer du décalage horaire avant de nous rendre à son orphelinat. Bref, nous serons au Vietnam le 22 octobre. Jour d'anniversaire de mon petit mari :)
Le grand départ est le 20 octobre! Mardi prochain! Nous ferons Montréal - Toronto - Hong Kong -Ho Chi Minh. Un peu plus de 24h de voyage! Nous serons à Ho Chi Minh, la ville de notre fils, le 22 octobre à 10h du matin. Ma mère nous accompagne pour une partie du séjour. Elle sera grand-maman pour la première fois.
Nous donnerons des nouvelles de notre séjour et de la rencontre avec coco, ici sur le blog de son histoire.
À bientôt!
Le jeudi 8 octobre, très tôt le matin, nous avons reçu notre date de cérémonie de remise officielle de l'enfant ou cérémonie d'adoption. La cérémonie se déroulera le 27 octobre au Vietnam. Nous devons aller chercher notre petit garçon environ 2 jours avant la cérémonie. Toutefois, nous prendrons 2 jours de repos pour récupérer du décalage horaire avant de nous rendre à son orphelinat. Bref, nous serons au Vietnam le 22 octobre. Jour d'anniversaire de mon petit mari :)
Le grand départ est le 20 octobre! Mardi prochain! Nous ferons Montréal - Toronto - Hong Kong -Ho Chi Minh. Un peu plus de 24h de voyage! Nous serons à Ho Chi Minh, la ville de notre fils, le 22 octobre à 10h du matin. Ma mère nous accompagne pour une partie du séjour. Elle sera grand-maman pour la première fois.
Nous donnerons des nouvelles de notre séjour et de la rencontre avec coco, ici sur le blog de son histoire.
À bientôt!
vendredi 18 septembre 2015
Proposition d'adoption officielle!
Mardi dernier, le 15 septembre 2015, nous avons finalement reçu l'Article 16, soit la complétion du dossier du bébé au Département d'Adoption Vietnam (DA). Excellente nouvelle! Le DA nous reconnaît comme les parents adoptants de notre petit garçon, l'attente tire à sa fin, bébé s'en vient à la maison!
Il ne manque plus que l'Article 17, soit la Lettre de Non-Opposition à son adoption, par le Secrétariat à l'Adoption Internationale du Canada. Elle sera émise dans les prochains jours (7 à 10 jours).
Le DA établit ensuite une date de cour, pour la remise officielle de l'enfant, où nous devenons officiellement ses parents. Ceci se fera dans les 5-6 prochaines semaines.
On anticipe notre départ vers la fin octobre -début novembre. Tellement excitant! On arrive coco!
Il ne manque plus que l'Article 17, soit la Lettre de Non-Opposition à son adoption, par le Secrétariat à l'Adoption Internationale du Canada. Elle sera émise dans les prochains jours (7 à 10 jours).
Le DA établit ensuite une date de cour, pour la remise officielle de l'enfant, où nous devenons officiellement ses parents. Ceci se fera dans les 5-6 prochaines semaines.
On anticipe notre départ vers la fin octobre -début novembre. Tellement excitant! On arrive coco!
mardi 1 septembre 2015
Peut-être demain...
Depuis juin, on attend fébrilement le courriel qui doit nous annoncer que tout est réglé au Vietnam. Depuis juin que l'on se dit "peut-être demain". Juin passe, on se dit "ça va être en juillet". L'excitation reprend, le découragement part. On se dit la même chose en août. On fini la chambre de bébé, on prépare la salle de bain, on ramasse les objets fragiles et les produits dangereux, on range les outils, on planifie sa nourriture, on dresse la liste des choses à apporter dans nos baggages. On se sent si proche et tellement loin.
Puis vient septembre. De nombreuses fois, depuis mai, on a entendu le fameux "dans les prochains jours, vous aurez des nouvelles". Ces mots sont maintenant vides de sens. Pourtant, ils suffisent à redonner un regain d'énergie, à redonner espoir. Ils suffisent à passer l'attente, à attendre à "peut-être demain". Un pansement temporaire.
Bébé grandit, il change, il marche, il court. Un bébé heureux avec le peu qu'il possède présentement. Au fil des mois, on réalise tous les moments manqués, les petites réussites de son développement. On fait plusieurs deuils, tout en étant tellement fier de son cheminement. Pourtant, un deuil difficile à assumer contient tout ce qui est invisible. Ce que l'on ne voit pas sur les photos. Ses larmes, ses bobos, ses peurs.
Réconcilier l'absence de nos bras et la reconnaissance envers sa nounou de prendre soin de lui ne suffit pas pour atténuer ce sentiment d'impuissance. Tout est hors de notre contrôle. On attend, tout simplement.
Puis vient septembre. De nombreuses fois, depuis mai, on a entendu le fameux "dans les prochains jours, vous aurez des nouvelles". Ces mots sont maintenant vides de sens. Pourtant, ils suffisent à redonner un regain d'énergie, à redonner espoir. Ils suffisent à passer l'attente, à attendre à "peut-être demain". Un pansement temporaire.
Bébé grandit, il change, il marche, il court. Un bébé heureux avec le peu qu'il possède présentement. Au fil des mois, on réalise tous les moments manqués, les petites réussites de son développement. On fait plusieurs deuils, tout en étant tellement fier de son cheminement. Pourtant, un deuil difficile à assumer contient tout ce qui est invisible. Ce que l'on ne voit pas sur les photos. Ses larmes, ses bobos, ses peurs.
Réconcilier l'absence de nos bras et la reconnaissance envers sa nounou de prendre soin de lui ne suffit pas pour atténuer ce sentiment d'impuissance. Tout est hors de notre contrôle. On attend, tout simplement.
mercredi 17 juin 2015
Premiers pas!
Il y a quelques jours, nous avons reçu un petit vidéo et à notre grande surprise, on a eu l'opportunité de voir notre petit coco en train de faire ses premiers pas. Les jambes écartées, les bras en l'air, tout chancelant et la joie... un petit visage tellement heureux! Le sourire fendu jusqu'aux oreilles, les petites dents qui se pointent et ses yeux moqueurs!
Nous l'avons vu se dandeliner sur les paroles et la voix de sa nounou, chantant Frère Jacques (version vietnam), tomber et se relever, lancer un ballon, accepter les bisoux, regarder sa nounou dans les yeux etc.
Et hier, nous avons eu l'heureuse nouvelle que l'ensemble de son dossier était complet et avait été envoyé au Département d'Adoption. L'Article 16 est en préparation, nous devrions le recevoir dans la prochaine semaine. L'Article 16 est la proposition d'adoption officielle. Il ne manquera plus que la révision de ce dossier, recevoir la lettre de non-opposition à son adoption/entrée au pays de la part du Secrétariat à l'Adoption Internationale du Canada (Article 17) ainsi que la date de cour au Vietnam. La date de cour est généralement 5 semaines suivant l'émission de l'Article 16.
On sera assis dans un avion très bientôt, on l'espère!
Nous l'avons vu se dandeliner sur les paroles et la voix de sa nounou, chantant Frère Jacques (version vietnam), tomber et se relever, lancer un ballon, accepter les bisoux, regarder sa nounou dans les yeux etc.
Et hier, nous avons eu l'heureuse nouvelle que l'ensemble de son dossier était complet et avait été envoyé au Département d'Adoption. L'Article 16 est en préparation, nous devrions le recevoir dans la prochaine semaine. L'Article 16 est la proposition d'adoption officielle. Il ne manquera plus que la révision de ce dossier, recevoir la lettre de non-opposition à son adoption/entrée au pays de la part du Secrétariat à l'Adoption Internationale du Canada (Article 17) ainsi que la date de cour au Vietnam. La date de cour est généralement 5 semaines suivant l'émission de l'Article 16.
On sera assis dans un avion très bientôt, on l'espère!
dimanche 10 mai 2015
Pour la fête des mamans adoptantes...
L'adoption est un cheminement particulier pour devenir parents. Pour la fête des mères, le texte qui suit ne pourrait mieux l'expliquer. J'adore!
Dear Mom of an Adopted Child - by Kathy Lynn Harris
I met you in adoption education class. I met you at the agency. I met you at my son’s school. I met you online. I met you on purpose. I met you by accident.
It doesn’t matter. The thing is, I knew you right away. I recognize the fierce determination. The grit. The fight. Because everything about what you have was a decision, and nothing about what you have was easy. You are the kind of woman who Makes.Things.Happen. After all, you made this happen, this family you have.
Maybe you prayed for it. Maybe you had to convince a partner it was the right thing. Maybe you did it alone. Maybe people told you to just be happy with what you had before. Maybe someone told you it simply wasn’t in God’s plans for you to have a child, this child whose hair you now brush lightly from his face. Maybe someone warned you about what happened to their cousin’s neighbor’s friend. Maybe you ignored them.
Maybe you planned for it for years. Maybe an opportunity dropped into your lap. Maybe you depleted your life-savings for it. Maybe it was not your first choice. But maybe it was.
Regardless, I know you. And I see how you hold on so tight. Sometimes too tight. Because that’s what we do, isn’t it?
I know about all those books you read back then. The ones everyone reads about sleep patterns and cloth versus disposable, yes, but the extra ones, too. About dealing with attachment disorders, breast milk banks, babies born addicted to alcohol, cocaine, meth. About cognitive delays, language deficiencies. About counseling support services, tax and insurance issues, open adoption pros and cons, legal rights.
I know about the fingerprinting, the background checks, the credit reports, the interviews, the references. I know about the classes, so many classes. I know the frustration of the never-ending paperwork. The hours of going over finances, of having garage sales and bake sales and whatever-it-takes sales to raise money to afford it all.
I know how you never lost sight of what you wanted.
I know about the match call, the soaring of everything inside you to cloud-height, even higher. And then the tucking of that away because, well, these things fall through, you know.
Maybe you told your mother, a few close friends. Maybe you shouted it to the world. Maybe you allowed yourself to decorate a baby’s room, buy a car seat. Maybe you bought a soft blanket, just that one blanket, and held it to your cheek every night.
I know about your home visits. I know about your knuckles, cracked and bleeding, from cleaning every square inch of your home the night before. I know about you burning the coffee cake and trying to fix your mascara before the social worker rang the doorbell.
And I know about the followup visits, when you hadn’t slept in three weeks because the baby had colic. I know how you wanted so badly to show that you had it all together, even though you were back to working more-than-full-time, maybe without maternity leave, without the family and casseroles and welcome-home balloons and plants.
And I’ve seen you in foreign countries, strange lands, staying in dirty hotels, taking weeks away from work, struggling to understand what’s being promised and what’s not. Struggling to offer your love to a little one who is unsettled and afraid. Waiting, wishing, greeting, loving, flying, nesting, coming home.
I’ve seen you down the street at the hospital when a baby was born, trying to figure out where you belong in the scene that’s emerging. I’ve seen your face as you hear a nurse whisper to the birthmother that she doesn’t have to go through with this. I’ve seen you trying so hard to give this birthmother all of your respect and patience and compassion in those moments—while you bite your lip and close your eyes, not knowing if she will change her mind, if this has all been a dream coming to an abrupt end in a sterile environment. Not knowing if this is your time. Not knowing so much.
I’ve seen you look down into a newborn infant’s eyes, wondering if he’s really yours, wondering if you can quiet your mind and good sense long enough to give yourself over completely.
And then, to have the child in your arms, at home, that first night. His little fingers curled around yours. His warm heart beating against yours.
I know that bliss. The perfect, guarded, hopeful bliss.
I also know about you on adoption day. The nerves that morning, the judge, the formality, the relief, the joy. The letting out of a breath maybe you didn’t even know you were holding for months. Months.
I’ve seen you meet your child’s birthparents and grandparents weeks or years down the road. I’ve seen you share your child with strangers who have his nose, his smile … people who love him because he’s one of them. I’ve seen you hold him in the evenings after those visits, when he’s shaken and confused and really just wants a stuffed animal and to rest his head on your shoulder.
I’ve seen you worry when your child brings home a family tree project from school. Or a request to bring in photos of him and his dad, so that the class can compare traits that are passed down, like blue eyes or square chins. I know you worry, because you can protect your child from a lot of things — but you can’t protect him from being different in a world so intent on celebrating sameness.
I’ve seen you at the doctor’s office, filling out medical histories, leaving blanks, question marks, hoping the little blanks don’t turn into big problems later on.
I’ve seen you answer all of the tough questions, the questions that have to do with why, and love, and how much, and where, and who, and how come, mama? How come?
I’ve seen you wonder how you’ll react the first time you hear the dreaded, “You’re not my real mom.” And I’ve seen you smile softly in the face of that question, remaining calm and loving, until you lock yourself in the bathroom and muffle your soft cries with the sound of the shower.
I’ve seen you cringe just a little when someone says your child is lucky to have you. Because you know with all your being it is the other way around.
But most of all, I want you to know that I’ve seen you look into your child’s eyes. And while you will never see a reflection of your own eyes there, you see something that’s just as powerful: A reflection of your complete and unstoppable love for this person who grew in the midst of your tears and laughter, and who, if torn from you, would be like losing yourself.
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